Il était une fois un paysan…
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Il était une fois un paysan qui possédait malgré sa pauvreté une petite ferme, un potager et un unique bœuf. Sa ferme très délabrée était faite de vieilles planches de bois qui moisissaient. Elle était constituée de deux pièces. La première était celle où, autrefois, il y avait l’étable qui pouvait accueillir une dizaine de bœufs. Maintenant il n’en reste plus qu’un car les autres, le paysan les avait tous vendus pour quelques sous. La deuxième pièce était celle ou le paysan dormait, mangeait et se lavait. Le potager ne donnait pas beaucoup de légumes car la terre n’était pas fertile. Mais le paysan en vivait en les vendant au bourg voisin. Cette maison était située en plein milieu d’un marécage remplit d’animaux bizarres ( On disait que des trolls habitaient dedans) et de trous de vase de six mètres de profondeur ou de sables mouvants qu’on repérait difficilement. Il était lugubre – surtout la nuit. Le marécage était, en été, asséché et laissait apparaître des algues d’eau douce sèches. Comme c’était l’été, on pouvait voir comment cette ferme flottait sur l’eau. Cette maison et son potager ne flottaient pas, mais étaient aménagés sur un talus de pierres et de terre qui avait été construit par le paysan. Cette ferme qui ressemblait à une maison retranchée était reliée par un ponton qui aboutissait à un portail grinçant qui faisait office de sonnette. On pouvait voir aussi que les rives du marécage étaient entourées de buissons et d’arbres. Mais cette maison n’était pas gratuite, il fallait payer beaucoup d’impôts et le paysan se perdait dans ses comptes. Bien que sa ferme soit située sur un terrain peu chère il dépensait presque tout son argent en nourriture. Il ne lui en restait plus pour payer les terres. Un jour, par un beau temps d’été le roi, accompagné de ses experts comptables et de son escorte, lui rendit visite ; le paysan lui fit part de sa situation financière et de sa pitoyable vie.
L’un de ses comptables s’avança vers le paysan et dit :
Sur ce, le paysan décida de partir la nuit même… Le soir approchait et les heures paraissaient des jours entiers. Cependant il s’était préparé : Il avait attelé sa charrette avec son dernier bœuf. Il avait monté dessus une tente triangulaire et rembourrée de paille et d’herbe sèche. Il s’était habillé chaudement et il avait préparé une tenue d’été ( il ne faut pas croire qu’il fait toujours chaud dans un désert ). Il avait pris également un tonneau d’eau qu’il avait rempli de morceaux de glaces volées dans la glacière royale. A l’intérieur de la tente il y avait tout ce qu’il faut : une couchette, une cheminée en terre cuite, quelques vêtements de rechange, plus les vivres qui étaient cachés sous la charrette. " Bon se dit le paysan, à mon avis tout ce bric-à-brac doit suffire. " Enfin il se décida à partir et ouvrit le portail. Après un long moment, il pris un chemin bordé d’arbres puis tout à coup la lanterne s’éteignit. Lorsqu’il la ralluma, à sa grande surprise, il était en plein désert. En vérifiant sur la carte, il vit que le chemin aboutissait directement au désert. Il rangea sa carte, s’allongea sur sa couchette et s’endormi. Il se réveilla quelques heures plus tard, il faisait toujours nuit, et en sortant de la tente pour s’asseoir sur le banc du conducteur, il vit une silhouette à quelques mètres de la charrette. Le paysan l’arrêta, puis avança la lanterne pour mieux voir. Deux yeux reflétaient la lumière de la lanterne. Ils s’avancèrent et le paysan s’écria :
Après un somptueux repas et un bol de lait ? le chat dit :
Et le chat lui donna une petite clef en or.
Mais le chat était déjà sorti de la charrette et salua le paysan, puis disparu dans la nuit sombre. Le paysan se coucha…Puis, après quelques heures de sommeil, à l’aube le paysan vit une autre charrette mieux équipée que la sienne.
C’était l’heure de déjeuner, alors le paysan décida de manger puisque dans sa tente il ne craignait rien. Mais avant de s’y engouffrer, il vit que la charrette de l’autre, qui continuait à avancer, était en flamme, et que son cheval avait disparu. Le garde du roi avait brûlé dans la charrette ! Il se souvint alors cd que le chat lui avait dit : " La boite te transportera là où tu veux à condition que tu sois à l’intérieur du bouclier… " En se rappelant ce que le chat lui avait dit, il arrêta la charrette et descendit sur le sable. Il faisait un soleil de plomb et en s'essuyant les perles de sueur qui ruisselaient sur son front, il pris une poignée de sable brûlant qu’il jeta sur le bouclier invisible qui devait se trouver sans doute devant lui… Et le sable s’enflamma ! Tout devint clair pour le paysan : Le bouclier dont avait parlé le chat était un bouclier invisible qui protégeait la montagne de verre et ses alentours où se trouvait cet animal merveilleux, et qui ne laissait passer que les animaux. Aussi, le chat lui avait donné une petite clef en or qui devait sans doute ouvrir une porte sur le bouclier…Mais où était la serrure ? ? ? Le paysan se dit alors qu’il suffisait d’en faire le tour pour la voir. Il fit le tour mais il ne vit pas de porte, juste la montagne de verre sous tous ses angles. Le soleil était au plus haut et reflétait sur la montagne ce qui éblouissait le paysan. Comme il ne voyait pas la porte, il arrêta la charrette et se dit qu’en fait, il n’y avait qu’à mettre la clef dans le bouclier. Le paysan le fit et il entendit un bruit sourd indescriptible. Puis, pour s’assurer qu’il avait ben ouvert une porte, il lança une grosse poignée de sable qui ne s'enflamma pas. Il remonta donc dans sa charrette et remit le bœuf en marche. Tout à coup, le paysage se changea en une belle prairie d’herbe fraîche avec un lac rempli d’animaux qui barbotaient dedans. Il vit aussi une forêt d’où sortaient des animaux. Tous ces animaux avaient l’air très heureux ici, et le climat était frais. Il vit au centre de la prairie la montagne de verre qui semblait surgir du sol ; au sommet trônais un jardin rempli d’arbres et de fleurs. Le paysan se dit qu’alors le bouclier donnait aussi une fausse image du paysage lorsqu’on était hors du bouclier. Il entendit un bruit sourd comme si la porte s’était refermée. " Mais comment vais-je faire pour aller là-bas, au pied de la montagne ? " En effet, la montagne était sur un îlot entouré d’eau. Puis il pensa à la boite, il la prit et essaya de l’ouvrir : Il réussit à l’entrebâiller mais " OUAIIEEE ! ! ! " Il se pinça le pouce car la boite se referma sur son pouce. En poussant ce cri, il fit partir tous les oiseaux qui s’abreuvaient dans le lac et les autres animaux courraient dans tous les sens puis se cachaient dans la forêt. Puis il entendit une voix rauque qui semblait provenir de derrière la charrette :
Le paysan sortit de la charrette et vit un chien tout noir au ventre recouvert de poil rouge orangé qui était fou de rage et qui montrait ses dents. Ses yeux rouges, ardents semblaient transpercer le paysan qui eu un frisson qui parcourt sa colonne vertébrale.
Et en un instant le chien lui mordit profondément le bras mais " KCHISSS ! ! ! "
Il vit le chat apparaître avec un flacon dans sa gueule et en versa un peu sur sa blessure. Le paysan vit sa blessure disparaître…
Le chat lui expliqua aussi qu’elle pouvait faire disparaître Méchantchien…
Le paysan repris la dague qui avait traversé le chien sans une trace de sang, puis il se retourna vers le chat toujours assis sur la banquette du conducteur et qui avait assisté au spectacle comme sur une estrade pour regarder les théâtres de plein air. Puis le paysan dit :
Mais lorsqu’il se retourna le chat n’était plus là !
Et instantanément la boite s’ouvrit en laissant apparaître une autre pyramide en cristal bleu qui éclata en poussière bleue, ce qui brouilla la vue du paysan , et en se retirant, le paysan vit qu’il était au bord du lac. Mais comme il avait dit " tout ce que je possède ", il était bien avec sa charrette, son bœuf et tout, mais il y avait aussi son talus de pierre, son potager dessus, sa maison aussi, et même son ponton qui faisait office de ponton d’amarrage car il avait les pieds dans l’eau du lac. Et comme celle-ci était magique le ponton se transforma en un ponton poncé et ciré avec des anneaux. Le talus de pierre se transforma en en une jolie dune de sable bordée de sapin et le jardin se transforma en magnifique jardin avec un coin rempli de fleurs de toutes sortes, avec des allées et des dalles de marbre rose, puis des légumes de toutes sortes et douze arbres fruitiers. Enfin, la maison devint un vrai palace sur plusieurs étages dont une terrasse pour déjeuner et, une cloche de verre qui abritait un jardin avec beaucoup d’outils et de produits ( sans doute magiques ) pour croiser les végétaux. Le paysan s’était assis par terre à cause de son bonheur. Il se releva, ouvrit le portail, et entra dans sa maison. Il vit que le rez-de-chaussée était une grande salle avec un plancher tellement bien ciré qu’il faillit tomber. Une grande table était dressée au milieu et débordante de convives. Puis un serveur entra et dit :
Le paysan suivit le serviteur qui monta par un escalier en colimaçon…Et à la fin de la montée, le serveur ouvrit une porte et un vestiaire se présenta derrière la porte. Le guide dit au paysan de se déshabiller et de prendre une serviette et il ouvrit une autre porte qui menait maintenant à des thermes immenses : bains chauds ou froids, plongeoir, et sauna. Le serviteur lui dit :
Ah ! Oui, il vous attend dans le jardin.
Et il descendit dans le jardin et le serviteur laissa le paysan. Le paysan demanda :
Et le paysan alla au fond du jardin et quand il arriva près de la fontaine, le paysan sursauta :
Et ils vécurent heureux pendant des milliers années ( compte tenu des produits magiques qui rallongent la durée de la vie ). Yannis Perceval - janvier 2001 Classe de 6ème |